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  • : Pourquoi avoir mis ce blog en catégorie "rêver"? Déjà parce qu'on était obligé d'en choisir une. Dommage... je n'aime pas les étiquettes. Ensuite parce que je suis peut être plus doué pour "rêver" les choses que les concrétiser...
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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 12:29



Ils revinrent...


Trois jours durant, La Tour résista victorieusement aux hordes qui se brisaient sur ses murailles inébranlables...


Le lendemain du premier assaut, ils tentèrent de prendre la première enceinte à l'aide d'échelles de siège. Ils étaient peut être deux fois plus nombreux que lors de leur première attaque, mais les défenseurs n'eurent aucune difficulté à les repousser, les échelles étant peu solides et mal conçues...


Le deuxième jour, la ruée fut d'une violence inouïe. Des trolls des montagnes jetaient d'énormes rochers jusqu'aux remparts, où les projectiles semaient la panique et la mort... de nombreux archers sillonnaient maintenant les rangs ennemis, accablant de flèches les défenseurs de la forteresse. Les pertes causées par les flèches, javelines et pierres de La Tour étaient effroyables, mais elles étaient si peu de choses au vu du nombre d'ennemis qui s'étendait à ses pieds que ces derniers ne s'en émouvaient pas. L'attaque ne cessa qu'à la tombée de la nuit, quand des sons de centaines de cors retentirent au loin, au delà du camp des hordes de Rocombre. L'espoir insensé se répandit un moment parmi les assiégés que les montagnards Markmenhs étaient venus leur prêter main forte, mais les cris et les chants de joies barbares qui montèrent des rangs ennemis tandis qu'ils se repliaient en bon ordre y mirent promptement fin...


Le troisième jour, la déferlante fut trop forte...


Les soldats eurent un instant l'espoir de réussir à repousser l'assaut comme les précédents, et y parvinrent de fait tant qu'il ne s'agit que de rejeter les échelles qui s'alignaient le long des remparts. Mais la situation fut différente...

Des nuées de Gnolls s'étaient également lancés dans la bataille. N'ayant cure des échelles, ils escaladaient les hauts murs à mains nues, et bientôt chaque soldat dut faire à la fois face à une dizaine de ces pestes agressives et aux Orcs et gobelins qui continuaient de se déverser sur les remparts. Les échelles furent de plus en plus négligées par les défenseurs, qui commençaient à faiblir face à tant d'adversaires.


Soudain, l'espoir revint.


Sa grande épée, nue et étincelante sous le soleil, brandie avec toute sa férocité, Bestin le Noir parcouraient la première enceinte. Partout où il venait, les soldats reprenaient espoir et l'ennemi était fauché comme le blé. Peu à peu, les défenseurs de La Tour semblèrent reprendre la situation en main, les coups de l'ennemi parurent de plus en plus dérisoire, comme des coups de poings d'enfant en colère sur un mur de pierre, face à la rage du Capitaine Noir.


Mais cela ne dura qu'un temps.


Quelque part sur les remparts, à l'opposé de l'endroit où se battaient à ce moment le Capitaine une échelle parvint à trouver un appui, à grands renfort de flèches et de roc jetés par les attaquants.


Le premier combattant qui posa le pied sur le mur était un être de taille humaine, entièrement couvert d'une puissante armure noire et brandissant une cruelle épée. Il tua à lui seul cinq des soldats qui le défièrent, avant que la vague d'Orcs qui le suivaient ne rende la mêlée trop chaotique pour suivre ce qui se passait.


Dès que Bestin eut connaissance de la défaillance de ses hommes, il se porta avec ses meilleurs hommes d'armes à la rencontre de l'ennemi pour rejeter l'ennemi hors des murs.


Les deux groupes non loin des deux bastions qui défendaient la Porte de la première enceinte. 


Mais ils ne se jetèrent point l'un sur l'autre...


Tous s'arrêtèrent brusquement... En tête de chaque groupe se trouvait son champion.

Et les hommes les plus vaillants se trouvèrent mals à l'aise en regardant le face à face des deux silouhettes sombres, toutes deux vêtues d'un noir abyssal et brandissant de longues épées...

Celui qu'on appelait Le Corbeau, l'Ombre, le Paladin parfois, le champion des armées de Rocombre faisait enfin face à Bestin, le Capitaine Noir, l'invaincu défenseur de La Tour... Ils se fixèrent sans bouger pendant un instant qui parut une éternité, chacun attendant que l'autre engage le combat...

Mais finalement, ils se ruèrent l'un sur l'autre exactment au même instant.

La violence du duel qui s'engagea était telle que d'un côté comme de l'autre, ceux qui les observaient en oublièrent de se battre, fascinés par le furieux combat ces deux ombres mortelle... Ils entrechoquaient si fort leurs lames brûlantes qu'il en jaillissait des étincelles, et le choc était si puissant qu'il en blessait presque les oreilles des spectateurs...

Les deux adversaires semblaient de même force, et on eût pu songer que leur combat ne cesserait finalement que par une mise à mort mutuelle, chacun abaissant sa garde au même instant. Mais les Soldats de la Tour les plus avertis ne s'y trompèrent pas. Un détail les alarmait; le Corbeau semblait laisser son adversaire mener le jeu, et repoussait plus ou moins facilement ses assauts, mais ce faisant; Il riait!  D'un rire grave et profond, comme venu de profondeurs de la terre, qui jetait une ombre sur les coeurs mais laissait croire qu'il s'amusait follement... se laissait-il emporter par la joie d'avoir rencontré un adversaire à sa taille?

Ou se gaussait-il de lui?

La réponse se dévoila vite. Après une botte de Bestin qui faillit briser la garde du Corbeau, ce dernier contre-attaqua brutalement. Il ne riait plus, et cette fois il suait la haine, si perceptiblement qu'elle enténébra plus encore le coeur des hommes d'armes qui sentirent peu à peu une effroyable peur se distiller dans leurs veines, plus lancinante que le plus sournois des poisons...
Bestin, surpris par la violence de cet assaut, ne put que se maintenir sur la défensive, et commença à reculer de plus en plus, contrant à grand peine les coups de son ennemi.

Finalement il perdit l'équilibre après avoir encaissé un formidable coup de taille avec sa lame, qui tomba à ses pieds.

Il se retrouva à terre, et avant d'avoir pu faire quoi que ce soit, un pied cuirassé de fer obscur écrasa sa gorge.

"Tu ne peux rien contre la Fureur, misérable sot!" lui murmura le Paladin de sa voix d'outre-tombe, avant de lui transpercer la poitrine de la pointe de sa lame, perçant son coeur...

Ce fut le signal de la débandade. La peur explosa comme un terrible brasier dans le coeur des soldats de la Tour, qui commencèrent à se refluer en désordre vers la seconde enceinte, certains si terrorisés qu'ils tirèrent l'épée contre leurs propres camarades...
Par Shadowsoul - Publié dans : Castelbrume
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Commentaires

sympa, je ne m'y attendait pas, tu laisse quand même quelque espoir et quelque doute ^^ depeche toi de faire la suite :P
Commentaire n°1 posté par Damien le 27/12/2006 à 18h20

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