Partager l'article ! Castelbrume - Partie quinze: Ils revinrent... Trois jours durant, La Tour résista victorieusement aux hordes qui se brisaient sur ses m ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Ils revinrent...
Trois jours durant, La Tour résista victorieusement aux hordes qui se brisaient sur ses murailles inébranlables...
Le lendemain du premier assaut, ils tentèrent de prendre la première enceinte à l'aide d'échelles de siège. Ils étaient peut être deux fois plus nombreux que lors de leur première attaque, mais les défenseurs n'eurent aucune difficulté à les repousser, les échelles étant peu solides et mal conçues...
Le deuxième jour, la ruée fut d'une violence inouïe. Des trolls des montagnes jetaient d'énormes rochers jusqu'aux remparts, où les projectiles semaient la panique et la mort... de nombreux archers sillonnaient maintenant les rangs ennemis, accablant de flèches les défenseurs de la forteresse. Les pertes causées par les flèches, javelines et pierres de La Tour étaient effroyables, mais elles étaient si peu de choses au vu du nombre d'ennemis qui s'étendait à ses pieds que ces derniers ne s'en émouvaient pas. L'attaque ne cessa qu'à la tombée de la nuit, quand des sons de centaines de cors retentirent au loin, au delà du camp des hordes de Rocombre. L'espoir insensé se répandit un moment parmi les assiégés que les montagnards Markmenhs étaient venus leur prêter main forte, mais les cris et les chants de joies barbares qui montèrent des rangs ennemis tandis qu'ils se repliaient en bon ordre y mirent promptement fin...
Le troisième jour, la déferlante fut trop forte...
Les soldats eurent un instant l'espoir de réussir à repousser l'assaut comme les précédents, et y parvinrent de fait tant qu'il ne s'agit que de rejeter les échelles qui s'alignaient le long des remparts. Mais la situation fut différente...
Des nuées de Gnolls s'étaient également lancés dans la bataille. N'ayant cure des échelles, ils escaladaient les hauts murs à mains nues, et bientôt chaque soldat dut faire à la fois face à une dizaine de ces pestes agressives et aux Orcs et gobelins qui continuaient de se déverser sur les remparts. Les échelles furent de plus en plus négligées par les défenseurs, qui commençaient à faiblir face à tant d'adversaires.
Soudain, l'espoir revint.
Sa grande épée, nue et étincelante sous le soleil, brandie avec toute sa férocité, Bestin le Noir parcouraient la première enceinte. Partout où il venait, les soldats reprenaient espoir et l'ennemi était fauché comme le blé. Peu à peu, les défenseurs de La Tour semblèrent reprendre la situation en main, les coups de l'ennemi parurent de plus en plus dérisoire, comme des coups de poings d'enfant en colère sur un mur de pierre, face à la rage du Capitaine Noir.
Mais cela ne dura qu'un temps.
Quelque part sur les remparts, à l'opposé de l'endroit où se battaient à ce moment le Capitaine une échelle parvint à trouver un appui, à grands renfort de flèches et de roc jetés par les attaquants.
Le premier combattant qui posa le pied sur le mur était un être de taille humaine, entièrement couvert d'une puissante armure noire et brandissant une cruelle épée. Il tua à lui seul cinq des soldats qui le défièrent, avant que la vague d'Orcs qui le suivaient ne rende la mêlée trop chaotique pour suivre ce qui se passait.
Dès que Bestin eut connaissance de la défaillance de ses hommes, il se porta avec ses meilleurs hommes d'armes à la rencontre de l'ennemi pour rejeter l'ennemi hors des murs.
Les deux groupes non loin des deux bastions qui défendaient la Porte de la première enceinte.
Mais ils ne se jetèrent point l'un sur l'autre...